Wolf / Loup Otter / Loutre Wildlife field & expeditions

Les Loups…


Pour ceux qui mettent en doute les attaques de chiens divaguants sur les troupeaux, l’exemple représentatif du Royaume-Uni, île où on ne peut pas accuser le Loup qui a été éradiqué depuis plus de 200 ans et où les chiens divaguants tuent 15000 ovins par an :
https://www.telegraph.co.uk/…/dog-attacks-sheep-10-times-w…/

Pour les attaques en France par les chiens divaguants, comme par hasard, il n’y en a pas dans les zones de présence de Loups auxquels on fait porter le chapeau, par contre il y en a énormément dans les zones de non-présence officielle.
voir cette page qui doit être mise à jour :
https://www.facebook.com/Chiens.errants/

Compte tenu de nombreuses réactions, je vais préciser certains points:
– Il semble patent que les chasseurs dérégulent plus qu’ils ne régulent, et que la chasse en général, qui est présentée comme une nécessité pour réguler les espèces serait un prétexte aussi fallacieux qu’hypocrite pour légitimer un jeu de massacre dans la plupart des cas. Les relachages d’animaux issus d’élevage en captivité juste avant la chasse (relachages encadrés ou sauvages de faisans, sangliers,…) démontrent bien qu’il ne s’agit en rien d’une régulation d’espèces qui seraient naturellement en surnombre (principe d’une régulation), mais d’animaux élevés Et en captivité pour la chasse et délibérément jetés dans le monde sauvage, dont ils ignorent tout, pour le loisir des chasseurs!
https://www.ouest-france.fr/…/ils-elevent-des-sangliers-pou…

– A ceux qui nient les relachages et leurs conséquences écologiques désastreuses: entre espèces exotiques invasives et animaux d’élevage mourant relâchés dans une nature dont ils ignorent tout, cherchant en vain le grain dont ils étaient nourris le long des routes…
https://reporterre.net/La-chasse-nuit-a-la-biodiversite-dem…

– La vidéo ci-dessous n’est pas une vidéo que j’ai faite ni que j’ai montée mais des extraits d’une interview non préparée, dans un couloir au sortir d’une réunion faune sauvage où diverses associations compétentes sur le sujet ont fait état de la réalité de terrain ( ASPAS , FERUS,…) et qui ont une compétence et une légitimité sur ce sujet. (montage et réalisation de Iamvegan.TV qui était présent).

– Mon propos était que où l’homme dérégule l’environnement au motif de le réguler en éradiquant les prédateurs qualifiés de nuisibles au sens large, pour après prétendre -pour s’autoriser encore à chasser – devoir réguler leurs proies dépourvues de prédateurs devenues elles aussi nuisibles, l’homme/ les chasseurs ne remplissent pas le rôle et les bénéfices écologiques et éco-systémiques apporté par ces animaux.

– Si, du fait du montage et des coupes, mes propos ont été simplifiés et raccourcis et du coup malheureusement vidés de leurs exemples comme celui du parc Yellowstone concernant les loups, etc… ce qui en modifie en partie le sens et les conclusions, cela ne change pas le fond.

– Toutes les associations présentes travaillant avec la faune sauvage sur le terrain ont fait état, preuve à l’appui, de relachages sauvages de sangliers, de nourrissages clandestins de sangliers etc… et je n’ai donc aucune raison de remettre en cause leurs preuves.

– Concernant les prédateurs et la réintroduction des régulateurs naturels (loups, etc) j’ai donné divers exemples à l’étranger, où je travaille sur le terrain, qui montre l’intérêt de régulateurs naturels et leurs bénéfices en terme de biodiversité et auxquels l’homme ne peut prétendre.
Ceci n’exclut pas que dans des endroits envahis par le sanglier la contribution de l’homme puisse être rendue nécessaire par la propre faute de l’homme.

– A ceux qui prétendent, par exemple, que le sanglier n’a pas de prédateurs naturels:
Le loup, (d’après plusieurs études scientifiques menées dans le grand parc du Yellowstone (usa) entre autres) est le prédateur essentiel du sanglier,  comme des cervidés dont les plus grands comme les wapitis. En outre, les lynx, renards, ours, etc… constituent également des prédateurs reconnus pour le sanglier comme pour sa progéniture… donc des régulateurs naturels (Heptner, V. G. Et al , Smithsonian Institution Libraries and National Science Foundation)

Le loup, d’après plusieurs études scientifiques, est le prédateur essentiel du sanglier , pouvant en tuer de 50 à 80 par an. Sur base de constats établis y compris en Italie (MarsanMattioli2013)

À ceux qui avancent les arguments spécieux qu’un renard n’est pas un prédateur du sanglier: faux. Il s’attaque entre autres aux marcassins régulant ainsi leur prolifération.

A ceux qui nient les relachages et leurs conséquences écologiques désastreuses: entre espèces exotiques invasives et animaux d’élevage mourant relâchés dans une nature dont ils ignorent tout, cherchant en vain le grain dont ils étaient nourris le long des routes…
https://reporterre.net/La-chasse-nuit-a-la-biodiversite-dem…

– Quant à la chasse à courre et le principe de régulation, je ne pense pas avoir besoin de répondre. Les cervidés du parc Yellowstone et de nombre de forêts et espaces sauvages sont naturellement régulés par les loups et autres prédateurs.

– Les tirs de loups sont, de mon point de vue comme sur base de constatations aussi scientifiques qu’économiques ou de terrain à travers le monde, sont une mesure contre-productive ne pouvant qu’augmenter les attaques sur les troupeaux au lieu de les réduire comme on le clame.

De plus seules 15% des attaques seraient imputables au loup et près de 60% des attaques seraient en réalité le fruit de chiens errants mais imputées au loup « au bénéfice du doute » d’après, entre autres, un rapport de la Cour des Comptes des années 2000, qui souligne que le loup a bon dos et qu’il faut en chercher les raisons dans les subventions des ovins offertes en contrepartie des pertes dues à des attaques de loup (jusqu’à 13x le montant de la valeur réelle de l’animal ). Par contre si l’attaque était déclarée d’un chien errant…là, l’éleveur ne toucherait rien!!! Le 🐺 a donc bon dos.

– En outre, il existe nombre de moyens non létaux très efficaces -à condition d’être correctement mis en place – pour éviter les attaques de loups comme d’autres prédateurs sur les troupeaux. J’ai personnellement travaillé au sein de lieux expérimentant ces techniques avec efficacité en Afrique Australe comme au Brésil. Ces méthodes ont été largement éprouvées, ET PAS PAR DES BUREAUCRATES NI DES TECHNOCRATES, mais par des éleveurs eux-mêmes, en Europe, en Afrique, comme aux USA ou en Amérique du Sud, mais aussi en France , en Savoie par exemple, réduisant en quasi totalité les attaques de loups, pumas, léopards, guépards, …!

J’ai remis en main propre un résumé de ces méthodes non létales au Ministre de la Transition Ecologique et à plusieurs associations comme l’ASPAS, ainsi qu’une analyse étayée de la problématique dévoyée du loup.

– Le débat de cette conférence se situait:
1/ sur le remplacement de régulateurs animaux naturels éradiqués par l’homme, homme qui par après régule les proies devenues invasives qui se multiplient faute de prédateurs.
2/ sur l’hypocrisie de la justification de la chasse comme outil nécessaire de régulation, alors qu’une bonne partie des animaux chassés sont le fruit de relachage (faisans etc) avec des Animaux élevés par l’homme et relachés au moment de la saison de la chasse. Relachages certes encadrés, mais donc aucune explosion naturelle d’animaux qui nécessiterait une prétendue régulation.

– En outre, la condition de ces animaux relâchés et les questions sur leur traitement, le stress et les autres éléments de ce qui pourrait être qualifié de maltraitance est un autre élément de discussion rarement évoqué.

– Pour travailler en Afrique et ailleurs, il existe aussi des substances stérilisantes naturelles sans perturbateurs endocriniens dont les animaux se servent pour s’auto-avorter quand les ressources du milieu ne leur permettent pas d’assurer leur survie dans de bonne condition.

– Je ne suis pas une spécialiste des sangliers pour savoir quelles substances progestatives avec le plus d’innocuité serait à appliquer, c’est avec les spécialistes de terrain qu’il faut vérifier ce qui serait possible, y compris de façon novatrice ou en se référant à des pratiques plus lointaines souvent méconnues voir ignorées.

– Et quant aux accidents de la route induits par des chevreuils, sangliers ou autres animaux il serait honnête de plutôt chercher les causes du côté urbanistique, ferroviaire ou de nos routes, infrastructures qui jusqu’à récemment n’étaient pas conçues en prenant en compte la question Animale, leurs déplacements ou autres, ni les risques et dangers potentiels inhérents. La mise en place de couloirs écologiques et de systèmes similaires sont des pratiques récentes et encore modestes et souvent pensés a posteriori qu’en amont

Là encore, l’argument de la régulation a bon dos .
En résumé, comme nombre de spécialistes de ces questions en ont fait état , je pense que l’homme dérégule plus qu’il ne régule et qu’il ne remplit pas le rôle de régulateur avec les mêmes atouts écologiques que les régulateurs animaux naturels.
Les animaux, eux , permettent la restauration et le maintien de la biodiversité, la survie de nombre d’autres espèces au travers de leurs comportements quand ils se nourrissent par exemple, de lutte et prévention contre les maladies et ils évitent à nos forêts et espaces sauvages de devenir des forêts et des sols morts et stériles.
Au regard de tous les éléments, travaux et observations de terrain rapportés par les associations compétentes sur ce sujet, on ne peut que penser que de présenter la chasse en général comme une nécessité, au motif que toutes les chasses seraient des chasses de régulation, représenterait une contre-vérité et un argument de propagande visant à légitimer des pratiques de plus en plus rejetées par l’opinion publique.

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